L’histoire du pastis est intimement liée à celle de l’absinthe. Alors que cette dernière était la boisson la plus consommée avant la première guerre mondiale, 1914 sonne la fin des alcools à plus de 16°. À la fin de la guerre, les boissons ils sont à nouveau commercialisés à l’exception de l’absinthe toujours rigoureusement interdite. Afin d’éviter le retour de l’absinthe, l’état autorise en 1920 les alcools anisés à 30°. C’est à ce moment qu’entre en scène un jeune négociant : Paul Ricard. Retour sur un épopée !

Paul Ricard, de l’illégalité au couronnement !

Nous sommes en 1920 et un jeune commercial en spiritueux se trouve inspiré par la nouvelle loi qui autorise la vente d’alcools à 30°. Bravant les autorités, il décide de lancer son propre pastis alcoolisé à 40° donc illégal. Le pastis Ricard est tellement plébiscité que Ricard préfère payer des amendes qu’arrêter sa production. 12 ans plus tard, il obtient gain de cause et l’autorisation d’exploitation. Il décide de la baptiser « Pastis » qui vient du provençal « pastisson » et de l’italien « pasticchio » et qui signifie tout simplement mélange.

Le Ricard en 2019.

Aujourd’hui, Ricard reste la boisson anisée la plus vendue dans le monde avec plus de 40 millions de litres de Ricard par an. Malgré cela, les ventes de Ricard sont en chute depuis les années 90. Le groupe enregistrait 120 millions de bouteilles vendues par an contre 80 000 aujourd’hui. Le groupe s’adapte donc en revisitant leur recette anisée. Le but avoué étant de séduire un public plus jeune et de gagner des parts de marché à l’étranger.

De notre côté, nous vous invitons Aux aviateurs pour déguster (avec modération) un verre de ce breuvage mythique!